Dans le budget global d'un crédit immobilier, l'assurance emprunteur pèse lourd. C’est généralement le second poste de coût après les intérêts, à part égale avec les frais de notaire. Mais c’est aussi le poste le plus facile à optimiser : en passant de l'assurance groupe de la banque à une assurance externe sur SwitchAssur, vous pouvez diviser vos primes par deux en quelques clics ! SwitchAssur vous explique comment est calculé le coût d'une assurance de prêt immobilier et pourquoi certaines sont bien moins chères malgré des garanties similaires.
Comment est calculé le coût de l’assurance emprunteur ?
Le prix de l'assurance dépend de plusieurs critères :
- les caractéristiques du crédit : montant emprunté, durée, taux
- le profil de l’emprunteur : âge, profession, risques éventuels (professionnels, sportifs et de santé)
- les garanties choisies : décès, PTIA, invalidité permanente totale, invalidité permanente partielle, incapacité de travail, maladies non objectivables (dos et psy), perte d’emploi
- le type de contrat : contrat groupe de la banque vs contrat alternatif
- le taux appliqué par l’assureur et le mode de tarification du contrat, sachant que les taux peuvent varier du simple au double selon les contrats
Tous ces critères influent sur le prix de l’assurance emprunteur. Il n'y a donc pas de prix moyen. C’est pourquoi il est impossible de donner des prix standards d’assurance emprunteur. Chaque tarif est personnalisé en fonction de ces éléments.
Pour connaître précisément votre potentiel d'économies, l'idéal est de faire un devis d’assurance emprunteur sur notre comparateur.
Je compare1. Les caractéristiques du crédit
Le prix d'une assurance de prêt dépend du montant de l'emprunt et de la durée de remboursement. Plus le capital emprunté est important, plus le coût de l'assurance augmente, puisque l'assureur couvre un capital plus grand.
De même, pour un montant identique, plus la durée de remboursement est longue et plus l’assurance emprunteur coûte chère car elle doit couvrir les assurés plus longtemps et jusqu’à un âge plus avancé. En revanche, le taux d’intérêt du crédit immobilier joue peu sur le devis d’assurance.
Exemple du coût de l’assurance en fonction de la durée du crédit
Pour un prêt immobilier de 220 000 € au taux de 3,25% et un couple d’emprunteur de 34 ans, tous deux employés et assurés à 100 % en DC, PTIA, IPT, IPT, ITT :
Coût total de l’assurance pour un crédit de 15 ans : 4 196 €
Coût total de l’assurance pour un crédit de 20 ans : 6 340 €
Coût total de l’assurance pour un crédit de 25 ans : 9 228 €
Ces exemples sont issus de notre comparateur SwitchAssur et montrent clairement que plus le prêt est long, plus l’assurance est chère.
2. Le profil de l’emprunteur
Votre profil et votre situation personnelle sont des facteurs déterminants du coût de l’assurance emprunteur de votre crédit immobilier.
Tout d’abord, votre âge à la souscription et celui atteint en fin de prêt sont très importants dans la tarification de votre contrat. Ceci s’explique par un risque accru de sinistre à couvrir au fur et à mesure des années. Si vous empruntez à 30 ans et que vous finissez de rembourser votre crédit à 50 ans, le risque pour l’assureur est bien plus faible que si vous commencez à 50 ans pour finir de payer à 70 ans…
De même, les risques encourus par l’assuré entrent en compte pour le tarif d'assurance de prêt. Ils peuvent être de différentes natures, on distingue principalement :
- Les risques médicaux : si vous êtes malade ou que vous avez des antécédents de santé, le coût de votre assurance peut être impacté. Dans certains cas, notamment pour les cancers guéris depuis plus de 5 ans, vous pouvez bénéficier du droit à l’oubli.
- Les risques professionnels : certaines professions (port d’armes, environnements dangereux, travail en hauteur), les trajets, la manutention...
- Les risques sportifs : sports professionnels ou sponsorisés, sports mécaniques, aériens… Les listes de sports exclus diffèrent selon les contrats.
- Les risques liés aux habitudes de vie : par exemple, le fait de fumer entraîne généralement un surcoût.
Bon à savoir : Ne pas déclarer un problème de santé ou un autre facteur de risques peut empêcher toute prise en charge en cas de sinistre, même sans rapport.
3. Les garanties choisies
Le tarif de l’assurance emprunteur est aussi intrinsèquement lié au niveau de protection du contrat, c'est-à-dire aux garanties et aux quotités souscrites par l’assuré. Une assurance qui ne couvre que le décès et la Perte Totale et Irréversible d’Autonomie (PTIA) coûte bien moins chère qu’une assurance qui couvre en plus l’invalidité et l’incapacité de travail. En effet, l’emprunteur a bien plus de risque de se retrouver en incapacité de travail au cours de son contrat et de devoir activer cette garantie. C’est pourquoi, l’assureur tient compte de la fréquence de ces sinistres dans les tarifs qu’il propose.
La perte d’emploi, quant-à-elle, peut fortement augmenter le coût de l’assurance emprunteur alors qu’elle est rarement utile.
Exemple
Pour un prêt immobilier de 220 000 € au taux de 3,25% sur 20 ans et un couple d’emprunteur de 34 ans, tous deux employés et assurés à 100 % en :
Décès-PTIA : 3 634 € sur la durée du prêt
Décès-PTIA -IPT-ITT : 6 340 € sur la durée du prêt
Les quotités ont-elles aussi un impact direct sur les primes. Une quotité d’assurance de 50% par assuré sera deux fois moins chère qu’une quotité d’assurance de 100% par tête.
Exemple d’impact des quotités sur le tarif d’assurance emprunteur
Reprenons notre couple d’emprunteur de 34 ans, employés, et leur crédit de 220 000 € à 3,25% sur 20 ans. Pour une assurance de prêt incluant les garanties décès, PTIA, invalidité et incapacité de travail le coût total sera :
Quotité de 100 % : 6 340 € sur la durée du prêt
Quotité de 50 % : 3 720 € sur la durée du prêt
Le coût est plus ou moins divisé par deux en passant d’une quotité de 100 % à 50 %. Attention cependant, la couverture est aussi deux fois moins importante et le crédit ne sera remboursé qu’à hauteur de 50 % en cas de sinistre. Cette solution économique est donc à envisager avec prudence, surtout pour une résidence principale. D’ailleurs, bien souvent la banque exige une quotité de 100 % par assuré si le crédit concerne le logement de famille.
4. Le type de contrat
Un récent rapport des autorités montre que plus des 2/3 des emprunteurs pourraient économiser en passant de l’assurance de la banque à un contrat externe. Et pourtant la plupart ont conservé le contrat proposé par la banque avec le crédit…
À garanties égales, la différence de prix entre les assurances peut être spectaculaire. En remplaçant le contrat groupe du prêteur (c’est-à-dire son contrat standard) par une assurance externe (aussi appelée délégation d'assurance), vous pouvez diviser par deux le coût total en conservant des garanties équivalentes. C'est généralement bien plus efficace que de négocier une meilleure offre avec son banquier.
Exemples d’économies avec une assurance emprunteur externe
Pour des assurés chacun à 100 % en Décès / Incapacité / Invalidité, avec un capital couvert initial de 220 000 € à 3,25 % sur 20 ans :
| Assurance de la banque | Assurance externe | Économies réalisées | |
|---|---|---|---|
| Mensualité de l’assurance | 75 € | 39 € | 36 € |
| Coût total de l’assurance | 18 000 € | 9 360 € | 8 640 € |
| Économies en % | – | – | 48 % |
Même sur un crédit ancien, les économies peuvent être très importantes. La réduction de la prime annuelle peut aller jusqu’à plusieurs milliers d’euros, notamment si vous avez souscrit un contrat groupe à un âge élevé.
Pour avoir une idée du gain que vous pouvez réaliser, le mieux reste de faire une comparaison d’assurance emprunteur en quelques clics :
Je compare5. Le mode de calcul et le taux appliqué par l’assureur
Pour l’assurance emprunteur, il existe 2 principaux modes de calcul des cotisations : sur le capital restant dû ou sur le capital initial.
- Assurance proposant des mensualités régulières : la tarification est basée sur le capital initial (ou le capital à date de souscription). Le prix reste identique chaque mois.
- Assurance proposant des mensualités variables : les primes sont calculées sur le capital restant dû (CRD) du crédit. Les mensualités diminuent au fil du temps.
Ces deux modes de tarification sont différents mais aucun n’est meilleur en soi. Pour les comparer, il faut surtout s’informer sur le coût total de l’assurance sur la durée du prêt.
Attention, certaines banques proposent un 3ème mode de tarification : une assurance dégressive lissée avec les mensualités. Les mensualités sont alors constantes, mais une grande partie des primes est payée en début de prêt. Le coût total est donc plus élevé, et changer d'assurance devient moins intéressant au bout de quelques années.
Et le TAEG ?
Le TAEG, ou Taux Annuel Effectif Global, ne permet pas de comparer efficacement le coût de l'assurance emprunteur. Il est calculé à partir des mensualités d'assurance, mais ces dernières peuvent être constantes ou variables. Ce taux peut donc être trompeur. Il est préférable
de regarder les montants en euros.
Comment comparer le prix des assurances de prêt efficacement ?
Pour comparer efficacement les tarifs d’assurance emprunteur, nous vous recommandons de regarder les montants réels en euros :
- Le coût de l’assurance sur la totalité du crédit,
- Le coût sur les 8 premières années (durée moyenne de détention d’un crédit),
- Les mensualités.
Le coût total de l’assurance emprunteur est un élément important, mais attention : la durée moyenne de détention d’un crédit est d’environ 8 ans. La plupart des emprunteurs revendent leur bien ou renégocient leur prêt avant la fin (pour une nouvelle acquisition mais aussi pour les causes de mutation, de séparation...).
Enfin, regardez aussi les mensualités de votre nouveau contrat : certaines assurances sont moins chères sur le total du prêt mais plus chères chaque mois, ce qui peut réduire l’intérêt du changement, surtout depuis la loi Lemoine lorsqu’on peut changer d'assurance emprunteur à tout moment.
Attention ! Si vous avez des antécédents de santé à déclarer, la comparaison doit se faire à garanties identiques et en tenant compte des surprimes et exclusions qui pourraient s’appliquer (ces éléments apparaissent uniquement après étude médicale et parfois après examens, ils sont généralement ajoutés dans les conditions particulières).
Assurance emprunteur : pas de revalorisation du tarif
L’assurance emprunteur est l’une des seules assurances qui ne peut pas être revalorisée en cours de contrat.
Si votre situation personnelle évolue, qu’il s’agisse d’un changement de profession, d’un arrêt du tabac ou d’une amélioration de votre état de santé après une période difficile, le prix de votre assurance de prêt restera inchangé.
Le tarif et l’échéancier fournis à la souscription du contrat restent donc définitivement acquis une fois le contrat signé. C’est ce qu’on appelle « l’irrévocabilité » de l’assurance.
Même l’inflation n’influe pas sur le coût de l’assurance emprunteur : contrairement aux assurances auto ou habitation, l’assurance de prêt n’est pas concernée par les revalorisations annuelles.
Alors que l’inflation a un impact sur la plupart des dépenses du foyer, l’assurance emprunteur, elle, reste stable. Vous serez tranquille et pourrez profiter de vos économies.
Pour conclure
L'assurance emprunteur est un des coûts les plus importants dans le budget global du crédit. Son prix est calculé en fonction de nombreux critères : du crédit (montant, durée, taux), du profil de l’emprunteur (âge, profession, risques éventuels), des garanties sélectionnées et du type de contrat souscrit.
Pour réduire ce coût, la solution la plus efficace est de comparer les contrats : à garanties équivalentes, vous pouvez diviser le prix par deux, parfois plus.